Un rêve concrétisé, une Tiny house personnalisée (1ère partie)

De la maquette au croquis de la future Tiny house de Lisa.De la maquette au croquis de la future Tiny house de Lisa.

Dans ce nouvel article, Lisa, pleine de courage et de détermination, nous parle de sa vie et de ses rêves de Tiny !

Micro maisons :  Bonjour Lisa, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur vous?
Lisa : Bonjour, je m’appelle Lisa de « My Tiny Dream ». Il y a quatre raisons qui m’ont menées au mouvement sur les tiny houses >
1. La santé > J’ai des rhumatismes psoriasiques chroniques depuis 22 ans. J ‘ai de violentes douleurs pouvant durer des jours à des mois et cela avait un impact négatif sur ma vie professionnelle.
2. Financier > Pas uniquement dû à la santé, mais en étant une maman célibataire, avec de faible revenus et un loyer important, je n’étais pas en mesure d’acheter sur le marché immobilier traditionnel.
3. Je me suis réveillée > Cela m’a pris du temps, mais je me suis finalement réveillée. J’étais folle en voulant rester dans le système. Vivre en dehors du réseau (électrique, d’eau, NDLT) était un moyen de sortir du système.
4. Les rêves. Je voulais passer mes journées à faire les choses que j’aimais: dessiner, peindre et créer ce que mon coeur voulait.
Micro maisons : Pouvez-vous nous expliquer tout ce qui s’est passé avant de commencer réellement votre projet?
Lisa : En 2012, j’étais dans ma dernière année d’étude, je payais un loyer ridicule et essayais de trouver un colocataire car mon copain poursuivait sa route. Ma santé était en déclin, je vivais avec une maladie chronique tout en essayant de gérer les pressions quotidiennes: travail, études et le fait d’être mère. J’ai eu assez de détermination pour me focaliser sur ce qui me rendait heureuse. J’adore dessiner,
peindre et créer. Je suis une rêveuse, libre de pensées et qui aime les idées nouvelles. Je me demandais comment, sur terre, je pouvais faire les choses que j’aimais et continuer à survivre. J’ai commencé à jouer avec l’idée de retaper une vieille caravane et en surfant en ligne pour rechercher un telle caravane, je suis tombée sur une meilleure idée: une tiny house sur roues!
En décembre 2013, je me suis retrouver à retourner vivre chez mes parents. Les coûts de locations à Melbourne étaient en augmentation constante et mes revenus, dans les télécommunications, ne me permettaient pas de subvenir à mes besoins les plus basics. Mon fils de 18 ans est resté à Melbourne avec ses copains, pendant que je revenais, la « queue entre les pattes »,chez mes parents, à 38 ans!
7 mois plus tard, en juillet 2014, j’étais assise dans mon lit avec mon portable, rêvant encore. J’étais fatiguée, irritée, me battant contre les rhumatismes psoriasiques et j’ai réussi à retrouver cette étincelle: les tiny houses. Cette pensée devenait beaucoup plus qu’une idée ou un rêve pour plus tard. J’ai donc décidé que j’allais le
faire. Ma famille m’aidait pour pouvoir économiser. Il n’y aurait pas de meilleur moment. J’avais besoin de savoir faire, j’ai recherché une communauté sur Facebook et voila… Tiny House Australie était déjà là, m’attendant avec des milliers de
membres prêts à me passer l’information dont j’avais besoin ou plus. J’ai fait un travail de recherche, de design et de planification. J’avais du travail, je n’avais pas de pension à payer mais j’avais une date butoir pour m’en sortir et repartir. J’ai donc postulé pour un second travail, saisonnier, chez SPC (Shepparton Preserving Company).
Cette société est le coeur de la ville, elle est maintenant détenue par Coca Cola. Presque tous les habitants y ont travaillé à un moment de leur vie. C’est un job parfait pour ceux qui sortent de l’école, pendant les vacances ou pour les femmes se remettant à travailler. J’y avais déjà travaillé 3 ans, mon père travaillait là bas alors je me suis dit pourquoi pas, c’est pas mal d’argent pour une courte période.
Cela pourrait fonctionner… et cela fonctionna. Je fis la saison, horaires de nuit, tout en continuant mon autre job et réussi à mettre de côté ce dont j’avais besoin pour commencer la construction.
Entre Juillet 2014 (la décision) et juillet 2015, je suis passée dans une caravane (Missy) que je partage avec mon ami Darren, fondateur de Tiny Houses Australie. (c’est amusant de voir comment les choses se sont passées), à écrire à propos de mon rêve de tiny house. Je suis prête à commander ma remorque comme un cadeau  à moi-même pour mes 40 ans (le 30 juillet). Au printemps prochain, ma tiny house (que j’appelle Serenity) devrait être prête à construire.

Voici en croquis la petite maisonnette de Lisa.

Voici en croquis la petite maisonnette de Lisa.

Micro maisons : Est-ce que vous pourriez nous parler des restrictions qu’une tiny
house implique?
Lisa : Je suis toujours en train de réduire mes possessions. Cela peut prendre du temps. J’avais toutes mes affaires dans un entrepôt pendant plus de deux ans et j’ai commencé à me débarrasser de tout. De la patience et de la détermination sont nécessaires. Il y parfois des choses chargées d’émotions ou de sentiments dont il faut se débarrasser. Vous devez juste vous rappeler quel est le but pour vous-même. J’ai toujours une machine à coudre professionnelle que l’on m’a offerte et que je veux garder, dans l’espoir d’avoir un jour un studio quand ma tiny house sera construite. Je reviens à mon moi profond, ma propre enfance, mon désir et mes talents/capacités et ce qui me rend heureuse. Ce sont les choses que je veux garder. Comme par exemple mes fournitures pour dessiner et créer, elles sont une partie
de qui je suis en tant qu’artiste et également par rapport à la façon dont je veux vivre ma vie et ont jouées un rôle dans mon choix de style de vie.

Un agencement optimisé et sur mesure dessiné par Lisa.

Un agencement optimisé et sur mesure dessiné par Lisa.

CatégorieOrganisation

Architecte d'intérieur spécialisée dans le micro-habitat. Passionnée de création, de DIY et de développement durable

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