La pose du pare pluie

Pose du pare-pluiePose du pare-pluie

Cet article fait partie d’une série d’article du projet [« Autoconstruire une Tiny House de qualité pour moins de 12 000 € »].

Ça y est, les murs sont levés, l’ossature du toit est installée et l’on peut enfin admirer les futurs volumes. Elle parait immense (surtout très haute) quand on est au pied ou sur le toit mais également relativement petite une fois à l’intérieur.

Il ne faut malheureusement pas trop s’attarder à contempler ce que l’on vient d’accomplir. En effet, ainsi la Tiny est particulièrement vulnérable aux intempéries. Si bâcher le sol était déjà compliqué, le faire sur toute l’ossature est une mission quasi impossible et qui nécessiterait beaucoup plus de bâches que je n’en possède.

L’idée est donc de poser le plus rapidement possible le film pare-pluie. Celui-ci se présente en rouleaux d’une largeur d’un mètre cinquante. Pour couvrir toute la hauteur de la Tiny House en tenant compte des recouvrements, trois tours seront donc nécessaires, sans compter le toit.

Un premier tour pour s’échauffer

L’une des difficultés consiste à le poser de façon assez tendue, sans faire de plis tout en restant de niveau. Là, il y a besoin de bras, entre tenir et dérouler le rouleau, mettre à niveau et fixer, trois personnes ne sont pas de trop.

Nous commençons au niveau de la porte, quelques agrafes dans le futur recouvrement pour tenir le tout et la Tiny House commence à avoir un semblant de mur.

Le pare-pluie commence à entourer l'ossature de la Tiny house.

Le pare-pluie commence à entourer l’ossature de la Tiny house.

Plus on monte et plus cela se complique

Le premier tour ayant été mis en place assez facilement, nous voilà parti pour le second. Malheureusement, il n’est plus à hauteur d’homme et nécessite de mettre en place et de déplacer sans cesse des échelles. Le tendre et l’aligner est alors beaucoup plus long.

Pour le dernier tour, changement de tactique, nous choisissons de le placer depuis le toit. Déplacer les échelles n’est plus nécessaire. Nous perdons cependant en visibilité. Vue que le toit est en pente, l’alignement reste toujours problématique.

Un bon scotch avec beaucoup d’eau

Mettre une membrane noire en plein soleil déshydrate énormément et rend la tâche encore plus difficile. Il faut cependant ne pas s’arrêter et mettre en place les différents morceaux d’adhésif qui permettront à la fois de solidariser les différents lés de pare-pluie et d’étanchéifier les zones qui le nécessite (agrafes, …).
J’utilise pour cela un scotch très puissant mais qui a aussi ses inconvénients. Vous n’avez pas de 2ième chance pour le positionner et s’il vous attrape la peau, l’épilation est gratuite.

Reprotéger un minimum

A peine le temps de finir que les premières rafales de vent annonciatrice d’un orage commencent à souffler. Normalement le pare-pluie est étanche mais si la grêle s’en mêle je ne suis pas sûre qu’il résiste. Je décide donc de protéger le toit. Si bâcher au sol n’avait déjà rien de bien marrant, en hauteur sur le toit avec du vent, c’est carrément désagréable.

Prochaine étape: installer les ouvertures!

 

Catégorietiny10k

Architecte d'intérieur spécialisée dans le micro-habitat. Passionnée de création, de DIY et de développement durable

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