La construction des murs de la Tiny House

Réaliser le sol est un bon début mais c’est une opération qui peut être un peu frustrante. C’est en effet beaucoup d’effort et à la fin, on n’a qu’une surface plane d’une dizaine de centimètres d’épaisseur.

Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses et d’entamer la construction de l’ossature des murs.

Pour ceux qui n’ont pas lu les articles précédents, l’ensemble des articles du projet est disponible ici.

Le bois est un matériau vivant

J’en avais eu un bon aperçu en le rangeant lors de la livraison: les longueurs de bois parfaitement droites sont une denrée rare.
Dès lors, trouver le bon morceau de bois en faisant attention aux nœuds, au raid, et à la manière dont il travaillera dans l’ossature prend beaucoup de temps qu’il n’y parait.

on vérifie que tout est bien droit et aligné

La place autour du chantier est essentielle

Le but du projet est de démontrer que pour un budget minimal, sans hangar et au bout de son jardin, tout le monde peut construire sa propre Tiny House. Au final cela donne un assez grand nombre de contraintes.
Certaines, qui paraissaient peu importantes au début se révèlent assez gênantes au quotidien.
Le seul emplacement plat de taille correcte dont je dispose est le sol de la Tiny. Malheureusement, l’espace pour circuler autour est très limité. L’endroit servant à la fois de « plan de travail » et le stockage des morceaux déjà assemblés: résultat > la manipulation devient importante. Chaque mise en route et fin de chantier prend de longues minutes pour tout déplacer.

sisi c’est une ossature de tiny house

Contreventement et travail à l’ancienne

Il existe différentes méthodes pour contreventer une Tiny House. J’ai choisi de le faire avec des écharpes. Ce n’est pas la plus simple mais elle permet de gagner un peu de poids en évitant l’emploi de plaques d’OSB sur les murs.

Ma première difficulté a été de trouver le bon bois pour le faire: Assez sec, droit, suffisamment dense, de la bonne section, ce qui paraissait simple au départ s’est rapidement transformé en tâche compliquée.
J’ai été surprise de la mauvaise qualité du bois que l’on trouve en grande surface de bricolage. Les hélices d’avion de bois peu sec et plein de nœuds sont en effet la norme.

Une fois approvionné, il faut alors les poser. Après équerrage du mur, place aux découpes. Premières entailles à la circulaire qui laisse ensuite place aux outils traditionnels. A l’aide du maillet du grand père et de ciseaux à bois on termine les passages. Travailler avec des outils à main donne une autre relation, plus proche du bois, qu’avec l’utilisation d’outils électriques et avec beaucoup d’authenticité.

contreventement en écharpe à l’ancienne

Catégorietiny10k

Architecte d'intérieur spécialisée dans le micro-habitat. Passionnée de création, de DIY et de développement durable

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